Roman Poeme Amateur

 

 

 

 

 

Le dernier acte

 

La cérémonie redémarre, le juge entre, ils se lèvent puis se rassoient ! le juge demande au parasite de la défense d’appeler son premier témoin.

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Le parasites : j’appel l’employeur de mon client, M Hurier ;

M Hurier, que pouvez vous nous dire sur l’accusé ?

M Hurier : pas grand chose, Rodrigue était employé dans mon entreprise depuis deux mois, il était sans problème, il était toujours à l’heure, s’entendait bien avec ses collègues, son travail était bien fait, je ne comprend pas ce qui a pu lui passer par la tête ce soir là !

Le parasite : donc d’après vous M Hurier, les faits qui sont reprochés à mon client ne correspondent pas à sa personnalité comme vous pouviez le voir chaque jour ?

M Hurier : non, pas du tout, Rodrigue est plutôt quelqu’un de serviable et de gentil, franchement je comprends pas !

Le parasite : merci M Hurier, je n’ai plus de question votre honneur.

Le juge : M le procureur, avez des questions à poser au témoin ?

Le procureur : aucune question votre honneur.

Le juge : vous pouvez regagnez votre place M Hurier ; Maître avez vous un autre témoin ?

Le parasite : oui votre honneur, j’appelle à la barre Madame Bradun qui est la voisine de palier de mon client.

Mme Bradun, avez vous des reproches à faire vis à vis de mon client ?

Mme Bradun : oh non, bien au contraire ! Rodrigue est un garçon charmant, toujours très poli, à chaque fois que je partais en commission ; s’il me voyait rentrer il m’aidait toujours à remonter mes courses. Vous comprenez à mon age c’est difficile. De plus quand j’ai un problème dans mon appartement, il suffit que je l’appel et il vient tout de suite, que se soit pour changer une ampoule ou réparer un robinet qui fuit ; c’est bien de pouvoir compter sur une personne comme çà.

Le parasite : je vous remercie Mme Bradun pour votre témoignage qui démontre encore une fois que mon client n’est pas un criminel, mais qu’il serait un homme comme tout le monde s’il n’avait pas cette maladie de trouble de la personnalité. Je n’ai plus de question votre honneur.

Le juge : M le procureur ?

Le procureur : pas de question votre honneur.

Le juge : la cour vous remercie Mme Bradun, vous pouvez regagnez votre siège. Maître un autre témoin ?

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j’écoute impassible, le discours affligeants de ces individus, celui du chef d’entreprise verreu qui doit avoir un contrat avec je ne sais quel organisme, pour réinsérer les ex criminels, et qui au passage doit bénéficier d’une prime, pour laquelle il est prêt à renier père et mère. Celui de la pauvre vieille dame qui ne se rend plus compte de ce qu’elle dit, certainement manipulé par le parasite.

Il est impressionnant de voir avec qu’elle rapidité les girouettes font volte-face ; hier après midi, je sentais le jury prêt à passer l’Autre sur la chaise électrique, et maintenant, après seulement 30 minutes d’audience, sur le simple fait d’avoir écouté deux témoignages qui ne changent en rien les actes monstrueux que l’Autre a commis, je vois certains d’entre eux vaciller, se demander si après tout le parasite n’aurait pas raison ? ils me dégoûtent !

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Le parasite : oui votre honneur, j’appelle à la barre le docteur Beroudi, éminent docteur en psychologie de la faculté de Paris. Docteur, vous avez consultez mon client, que pouvez nous dire sur l’état psychologique de mon client ?

Le docteur : votre client souffre d’une pathologie sévère du comportement ; contrairement à vous et moi il n’arrive pas à discerner la réalité de sa réalité. En plus claire, sa réalité est forcément celle de l’autre. dans ce cas présent lorsqu’il croise une femme qui lui plait, il pense immédiatement que parce que cette fille lui plait, qu’il en est de même pour elle, sauf qu’elle a besoin qu’il lui montre son amour et cela par des actes sexuels. Alors qu’un individu normal, sait que les sentiments et les désirs ne sont pas forcément réciproques. L’individu normal va chercher à séduire, à courtiser, à se mettre en valeur ; votre client va passer directement toutes ses étapes puisqu’il est convaincu d’être également désiré par l’autre personne. Il va donc passer immédiatement à l’acte sans se soucier des dires de cette personne et chercher à lui donner du plaisir sexuellement. Plus la personne va se débattre et se refuser à lui, plus il va multiplier ses actions pensant qu’il n’est pas à la hauteur ; ensuite devant le refus permanent de la jeune femme qui lui renvoi une image d’échec, une image de sous homme, il met un terme à ces images, c’est à dire qu’il ne veut pas tuer la jeune femme mais l’image qu’elle lui renvois !

Le parasite : donc docteur, si je vous ai bien saisi, mon client n’a ni l’intention de violer, ni l’intention de tuer, mais tout au contraire, son intention est de donner du plaisir à la jeune femme qu’il croit éprise de lui !

Le docteur : c’est tout à fait cela Maître. Sa pathologie le conduit à la violer au lieu de la courtiser, de la tuer croyant tué l’image. donc votre client n’est pas responsable des actes qu’il commet dans ces moments là, mais il est au contraire victime de sa maladie que la société n’a jamais pris en compte.

Le parasite : je vous remercie docteur, je n’ai plus de question.

Le juge : M le procureur avez vous des questions ?

Le procureur : pas de question votre honneur.

Le juge : maître, un autre témoin ?

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Je suis tétanisé, ce charlatan de docteur, cette immonde créature, ce répugnant personnage, veux nous faire croire que l’Autre est la victime, je crois rêver, comment un être sensé peut il dire de telles énormités. Des années d’études pour ça, quoi que je comprends qu’il puisse être difficile d’arriver à un tel raisonnement !

A l’écouter se serait mon Anaïs la responsable, elle n’aurait pas du repousser ses avances, je veux qu’il meurt lui aussi, ce déchet de l’humanité, je veux qu’ils meurent tous ! ! !

Je suis en train de perde la tête, mes idées s’embrouillent, elles partent dans tous les sens, je n’arrive plus à me contrôler.

Je regarde les jurés qui à ce moment son convaincu de la maladie de l’Autre, ils sont pitoyables, et je sais qu’une fois encore il ne sera pas puni, qu’après une séance de quelques années en hôpital spécialisé, un pourri signera son carnet de sortie et qu’il pourra de nouveau violer et tuer la bien aimée d’un autre ! ! ! je sens la colère monter en moi, je sens la haine bouillir au plus profond de mon être ; pas encore Franck, pas encore, contrôle toi, pense à Anaïs, mais je ne fais que çà, Dieu aide moi ! sans savoir pourquoi, à ce moment là je plonge ma main dans la poche, et sent le foulard d’Anaïs ; je le sert très fort, ma tension redescend, j’ai juste le temps de reprendre mes esprits lorsque j’entends le parasite m’appeler à la barre.

J’avance vers la barre, je sens tous les regards se poser sur moi, je tourne la tête ; je vois Paula en train de sangloter, Georges lui tient la main, je n’ose pas croiser leurs regards. J’y suis, je suis à la barre, six mois, six mois que j’attends ce moments, six mois de souffrance.