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Un instant de répi Pierre revint avec un plateau sur
lequel se trouve différent aliment. Je n’ai pas faim, mais je suis
conscient de devoir ingurgiter quelques forces pour demain, j’aurai besoin
de recourir à toutes mes capacités physiques !
***** Pierre : regarde se que je t’ai
préparé, c’est simple mais tu vas voir c’est délicieux. Et en plus, je
t’ai sorti une bouteille qui ressemble un peu à la Rosette (note que j’ai
bien employé ressemble), un vin d’Alsace qui devrait te
satisfaire.
Franck : merci
Pierre, t’es vraiment un mec bien. Pierre : je
sais, allez tait toi un peu, mange et bois. ***** Son plateau repas est très agréables,
dans un ramequin se trouve une espèce de sauce tomate avec des oignons, et
en dessous une épaisse couche de fromage frais, comme lui je prend un
nacho, le plonge dans le ramequin afin de récupérer fromage et sauce
tomate. J’enfile le tout dans ma bouche, hum c’est tout simplement
divins ! Cela me fait du bien de manger un peu. Sur une assiette se
trouve des petits poivrons farcis au thon, délicieux ; dans une
autres des rouleaux de saumon avec à l’intérieure un mélange de fromage
blanc, de ciboulette et de persil, un régal. Pierre est au petit soin pour
moi, il me sert un verre d’Alsace. en effet son vin blanc fruité et sucré
ressemble un peu à la Rosette, à la différence qu’il est un petit peu plus
sucré et surtout qu’il n’a pas se petit coté pétillant de la Rosette.
Néanmoins, ce Tokay en vendange tardive, de couleur paille est
succulent.
***** Franck :
félicitations Pierre, tes plats son très agréables et ton vin un pur
bonheur. Mais dis donc, tu me l’avait caché celui là ?
Pierre : mais
non, je l’ai reçu il y a seulement trois mois, c’est la première bouteille
que j’ouvre, je t’attendais ! ! !
Franck : je peu
t’avouer une chose, tu as eu raison, il aurait été dommage de l’ouvrir
pour des gens qui ne sauraient jamais l’apprécier autant que
moi !
Pierre : pour
l’apprécié je te fais confiance, tu en a déjà vidé la moitié, saloupio.
Franck : hé
oui, il m’est impossible de résister aux bonnes choses. Pierre :
menteur, je me souviens que tu as résisté à Natacha, tu te rappelle
d’elle, elle était follement amoureuse de toi ; elle essayait
toujours de se mettre à coté de toi en classe ?
Franck : tu
parles, que je m’en rappelle ! une vrai glue, je savais pas comment
m’en débarrassé. C’est vrai qu’elle n’était pas très jolie, elle avait de
grosses lunettes vertes, une énorme touffe de cheveux toujours en bataille
et le pire je crois c’était sa façon de s’habiller, elle aurait fait peur
à un épouvantail !
Pierre : oui
c’est vrai, comment on l’appelait déjà ? Franck :
comment Tu l’appelais, tu veux dire ; parce que moi, je suis toujours
resté sympa avec elle, d’ailleurs je l’ai revu il y a quelques années, si
tu voyais comment elle est devenue, tu ne l’appellerais plus « sac à
patates pourries » .
C’est devenu une très belle fille,
mais à mon avis tu n’as plus aucune chance vu ton comportement
d’antan ; moralité : n’obscurcit pas ton avenir, par des actes
présents !
Pierre : vouai,
nous étions des gosses ! Franck : trop
tard, trop tard ! ***** après quelques heures à nous
remémorer les filles que nous avions connu, je dis à Pierre que je me
sentais un peu fatigué, il me montre ma chambre, me souhaite bonne nuit en
me donnant une poignée de main chaleureuse et s’éclipse.
je me retrouve seul dans cette grande
chambre, je m’allonge sur ce grand lit, je prends l’autre oreiller et le
sert contre moi, cherchant désespérément la douceur d’Anaïs.
éreinté par cette journée, le visage
d’Anaïs devant les yeux, je m’endors lentement.
Je suis réveillé par Pierre, il me
dit qu’il est midi, qu’il a préféré me laisser dormir le maximum. L’odeur
d’un café chaud parfume l’appartement ; Pierre m’en sert une grande
tasse, jamais de bol, j’ai horreur de boire mon café dans un bol !
Pierre me fait signe qu’il est l’heure d’y aller, mais je suis déjà
prêt ; pas besoin de m’habiller, je me suis couché avec mes
vêtements, pas besoin de me raser, de me laver, mon aspect extérieur ne
m’intéresse plus, tout comme le regard des autres.
Nous montons dans la voiture et
partons pour le tribunal, espérant que cette fois ci, cette journée soit
réellement la dernière. Pierre me dépose en face du tribunal, me dit qu’il
va garer la voiture et qu’il me rejoindra dans la salle.
J’attrape Pierre par le
bras. ***** Franck :
Pierre, j’ai un service et une faveur à te demander. Pierre : vas y,
je t’en prie. Franck :
j’aimerais que tu poste cette lettre pour moi et que tu remettes à mes
parents ce petit mot.
Pierre : oui
bien sur, mais M Printant Georges c’est ton beau-père,
non ?
Franck : oui,
comme on ne se parle plus je leurs ai écrit un petit mot. Surtout Pierre,
promets moi de ne pas me poser de questions et de faire se que je te
dis.
Pierre : j’aime
pas ca Franck ! Franck :
promets moi, s’il te plait. Pierre : dis
moi ce qu’il y a. Franck : je ne
peu pas te le dire Pierre, fais moi confiance, c’est tout.
Pierre : le
problème n’est pas là Franck et tu le sais. Franck : au nom
de notre amitié Pierre, promets. Pierre : tu
n’as pas le droit de dire çà. Franck :
pierre, je t’en prie promets moi. Pierre : ok
Franck, je te le promets, mais je veux que tu saches que ca ne me plait
pas.
Franck : ne
viens pas au procès cet après midi. Pierre : mais
pourquoi ? Franck :
Pierre, tu as promis. Pierre : oui
mais Franck : s’il
te plait, Pierre. ***** Pierre me regarde, je lis
l’inquiétude dans ses yeux ; il me jette un dernier regard plein
d’amour et de compréhension puis il baisse la tête et s’en va. Je pense
qu’il a compris.
D’un pas rapide je me rends dans la
salle d’audience, les vampires attendent dehors, l’un d’entre eux me voit,
il se précipite vers moi, les autres avertis par ces pas sur les dalles de
pierre cours également à ma rencontre, puis un flot de question
m’agressent, le brouhaha est tel que je ne comprend pas leurs questions,
peu m’importe d’ailleurs ; je me retourne vers eux, et d’une voix
glaciale, je leurs dis : « je n’ai plus rien à vous dire, la
partie est terminée » ; ils se regardent entre eux, ne
comprenant pas le sens de ma phrase puis s’en retourne en bafouillant
quelques jurons !
Le même gendarme est là, il me
fouille rapidement puis me laisse pénétrer dans la salle, je m’installe à
la même place, personne n’est encore arrivée, j’attends patiemment l’heure
de mon entrée en scène. Un sentiment de tristesse s’empare de moi, je
repense à mon ami, à la peine que je lui ai faite ;
Mais comment pouvais je faire
autrement ? comment pouvais je le laisser supporter cela ? j’ai
pris la bonne décision, il comprendra après ; j’espère simplement
qu’il ne s’en voudra pas de ne pas avoir bravé notre
amitié !
Les mêmes acteurs rentrent dans la
salles avec les mêmes spectateurs ; non ! j’aperçois Georges et
Paula, pourquoi sont ils venus aujourd’hui, c’est trop tard je ne peu plus
rien faire pour eux, je suis navrés pour ce qu’ils vont devoir subir mais,
cette fois, il n’y aura pas de report d’audience, cette fois, nous irons
jusqu’au bout ! ! !
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