Roman Poeme Amateur

 

 

 

 

Un instant de répi

 

 

Pierre revint avec un plateau sur lequel se trouve différent aliment. Je n’ai pas faim, mais je suis conscient de devoir ingurgiter quelques forces pour demain, j’aurai besoin de recourir à toutes mes capacités physiques !

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Pierre : regarde se que je t’ai préparé, c’est simple mais tu vas voir c’est délicieux. Et en plus, je t’ai sorti une bouteille qui ressemble un peu à la Rosette (note que j’ai bien employé ressemble), un vin d’Alsace qui devrait te satisfaire.

Franck : merci Pierre, t’es vraiment un mec bien.

Pierre : je sais, allez tait toi un peu, mange et bois.

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Son plateau repas est très agréables, dans un ramequin se trouve une espèce de sauce tomate avec des oignons, et en dessous une épaisse couche de fromage frais, comme lui je prend un nacho, le plonge dans le ramequin afin de récupérer fromage et sauce tomate. J’enfile le tout dans ma bouche, hum c’est tout simplement divins ! Cela me fait du bien de manger un peu. Sur une assiette se trouve des petits poivrons farcis au thon, délicieux ; dans une autres des rouleaux de saumon avec à l’intérieure un mélange de fromage blanc, de ciboulette et de persil, un régal. Pierre est au petit soin pour moi, il me sert un verre d’Alsace. en effet son vin blanc fruité et sucré ressemble un peu à la Rosette, à la différence qu’il est un petit peu plus sucré et surtout qu’il n’a pas se petit coté pétillant de la Rosette. Néanmoins, ce Tokay en vendange tardive, de couleur paille est succulent.

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Franck : félicitations Pierre, tes plats son très agréables et ton vin un pur bonheur. Mais dis donc, tu me l’avait caché celui là ?

Pierre : mais non, je l’ai reçu il y a seulement trois mois, c’est la première bouteille que j’ouvre, je t’attendais ! ! !

 

Franck : je peu t’avouer une chose, tu as eu raison, il aurait été dommage de l’ouvrir pour des gens qui ne sauraient jamais l’apprécier autant que moi !

Pierre : pour l’apprécié je te fais confiance, tu en a déjà vidé la moitié, saloupio.

Franck : hé oui, il m’est impossible de résister aux bonnes choses.

Pierre : menteur, je me souviens que tu as résisté à Natacha, tu te rappelle d’elle, elle était follement amoureuse de toi ; elle essayait toujours de se mettre à coté de toi en classe ?

Franck : tu parles, que je m’en rappelle ! une vrai glue, je savais pas comment m’en débarrassé. C’est vrai qu’elle n’était pas très jolie, elle avait de grosses lunettes vertes, une énorme touffe de cheveux toujours en bataille et le pire je crois c’était sa façon de s’habiller, elle aurait fait peur à un épouvantail ! 

Pierre : oui c’est vrai, comment on l’appelait déjà ?

Franck : comment Tu l’appelais, tu veux dire ; parce que moi, je suis toujours resté sympa avec elle, d’ailleurs je l’ai revu il y a quelques années, si tu voyais comment elle est devenue, tu ne l’appellerais plus « sac à patates pourries » .

C’est devenu une très belle fille, mais à mon avis tu n’as plus aucune chance vu ton comportement d’antan ; moralité : n’obscurcit pas ton avenir, par des actes présents !

Pierre : vouai, nous étions des gosses !

Franck : trop tard, trop tard !

*****

après quelques heures à nous remémorer les filles que nous avions connu, je dis à Pierre que je me sentais un peu fatigué, il me montre ma chambre, me souhaite bonne nuit en me donnant une poignée de main chaleureuse et s’éclipse.

je me retrouve seul dans cette grande chambre, je m’allonge sur ce grand lit, je prends l’autre oreiller et le sert contre moi, cherchant désespérément la douceur d’Anaïs.

éreinté par cette journée, le visage d’Anaïs devant les yeux, je m’endors lentement.

Je suis réveillé par Pierre, il me dit qu’il est midi, qu’il a préféré me laisser dormir le maximum. L’odeur d’un café chaud parfume l’appartement ; Pierre m’en sert une grande tasse, jamais de bol, j’ai horreur de boire mon café dans un bol ! Pierre me fait signe qu’il est l’heure d’y aller, mais je suis déjà prêt ; pas besoin de m’habiller, je me suis couché avec mes vêtements, pas besoin de me raser, de me laver, mon aspect extérieur ne m’intéresse plus, tout comme le regard des autres.

Nous montons dans la voiture et partons pour le tribunal, espérant que cette fois ci, cette journée soit réellement la dernière. Pierre me dépose en face du tribunal, me dit qu’il va garer la voiture et qu’il me rejoindra dans la salle.

J’attrape Pierre par le bras.

*****

Franck : Pierre, j’ai un service et une faveur à te demander.

Pierre : vas y, je t’en prie.

Franck : j’aimerais que tu poste cette lettre pour moi et que tu remettes à mes parents ce petit mot.

Pierre : oui bien sur, mais M Printant Georges c’est ton beau-père, non ?

Franck : oui, comme on ne se parle plus je leurs ai écrit un petit mot. Surtout Pierre, promets moi de ne pas me poser de questions et de faire se que je te dis.

Pierre : j’aime pas ca Franck !

Franck : promets moi, s’il te plait.

Pierre : dis moi ce qu’il y a.

Franck : je ne peu pas te le dire Pierre, fais moi confiance, c’est tout.

Pierre : le problème n’est pas là Franck et tu le sais.

Franck : au nom de notre amitié Pierre, promets.

Pierre : tu n’as pas le droit de dire çà.

Franck : pierre, je t’en prie promets moi.

Pierre : ok Franck, je te le promets, mais je veux que tu saches que ca ne me plait pas.

Franck : ne viens pas au procès cet après midi.

Pierre : mais pourquoi ?

Franck : Pierre, tu as promis.

Pierre : oui mais

Franck : s’il te plait, Pierre.

*****

Pierre me regarde, je lis l’inquiétude dans ses yeux ; il me jette un dernier regard plein d’amour et de compréhension puis il baisse la tête et s’en va. Je pense qu’il a compris.

D’un pas rapide je me rends dans la salle d’audience, les vampires attendent dehors, l’un d’entre eux me voit, il se précipite vers moi, les autres avertis par ces pas sur les dalles de pierre cours également à ma rencontre, puis un flot de question m’agressent, le brouhaha est tel que je ne comprend pas leurs questions, peu m’importe d’ailleurs ; je me retourne vers eux, et d’une voix glaciale, je leurs dis : « je n’ai plus rien à vous dire, la partie est terminée » ; ils se regardent entre eux, ne comprenant pas le sens de ma phrase puis s’en retourne en bafouillant quelques jurons !

Le même gendarme est là, il me fouille rapidement puis me laisse pénétrer dans la salle, je m’installe à la même place, personne n’est encore arrivée, j’attends patiemment l’heure de mon entrée en scène. Un sentiment de tristesse s’empare de moi, je repense à mon ami, à la peine que je lui ai faite ;

Mais comment pouvais je faire autrement ? comment pouvais je le laisser supporter cela ? j’ai pris la bonne décision, il comprendra après ; j’espère simplement qu’il ne s’en voudra pas de ne pas avoir bravé notre amitié !

Les mêmes acteurs rentrent dans la salles avec les mêmes spectateurs ; non ! j’aperçois Georges et Paula, pourquoi sont ils venus aujourd’hui, c’est trop tard je ne peu plus rien faire pour eux, je suis navrés pour ce qu’ils vont devoir subir mais, cette fois, il n’y aura pas de report d’audience, cette fois, nous irons jusqu’au bout ! ! !