L’audience
Que
le spectacle commence ; les morts vivants s’installent
progressivement ; les uns derrières les autres, ils vont pouvoir
reluquer la vie d’autrui ; leurs visages sont patibulaires et
répugnants ! quel triste exemplaire de l’humanité.
Les vampires s’installent à leur tour
sur le coté gauche de la salle, ils vont pouvoir se nourrir de la mort, de
la haine et de la violence humaine! je ne ressent que du mépris à
leurs égards.
Ensuite c’est au tour des jurés
d ‘entrer dans la salle, ils s’assoient dans un box à part, ils
ressemblent à Monsieur et Madame tout le monde ; je les observe
scrupuleusement, essayant de déchiffrer un à un leur visage. J’analyse
chaque émotion, chaque expression qu’ils pourraient laisser
apparaître.
Un homme de petite taille, une
trentaine d’année environ, se trouve au milieu, sa présence ici n’a pas
l’air de l’enchanté, ses traits exprimes l’impatience. celui sur sa droite
est à son au pausé, ses yeux brillent, pense t-il être investi d’une
mission ? il doit certainement faire parti de la bande des morts
vivants, peut être même, faisait il parti de ceux qui me crachaient dessus
devant chez nous ; derrière lui se trouve une femme, elle est très
maquillée, cherche t-elle à se dissimuler sous son maquillage ?
à l’extrémité de la première rangée, se trouve une autre femme très
différente, habillé d’un tailleur stricte, les cheveux attachés, le regard
droit, on distingue chez elle une certaine droiture d’esprit ;
devant-elle un Monsieur d’une soixantaine d’année est assis, le dos un peu
courbé, on peu lire sur son visage profondément marqué une certaine
nostalgie, à croire que l’existence lui avait apporté son lot de
souffrance et que sa présence à l’audience les ranimait ; à l’autre
extrémité, on pouvait distingué un homme étrange, son regard me faisait
pensé à celui de l’Autre lors de mes visites, peut être un pervers dans
l’attente de franchir le pas ?
Devant lui est assis un jeune homme,
son regard est pur, il a le visage crispé, je me dit qu’il ne veut pas
être là, qu’il ne veut pas entendre ce qui va être dit, qu’il a peur
d’entendre l’horreur ! Derrière lui, se tient un homme en costume, la
dureté de son visage, sa froideur ne laisse aucune équivoque, L’autre doit
payer, cher, très cher son crime. A coté de lui, j’ai l’impression de voir
un criminel en puissance, ce genre de type qui pardonne et trouve des
excuses aux pires salaups, c’est grâce à ces larves humaine que les
salaups deviennent des récidivistes, grâce à eux que mon Anaïs est morte,
qu’on t-il donc à se faire pardonner pour être aussi lâche ! Quant
aux autres, je n’arrive pas à déceler leur personnalité, ils sont trop
inexpressif, trop banal !
Une personne pénètre dans la salle et
annonce l’arrivée de cette cour d’opérette. les morts vivants, les
vampires les jurés se lèvent d’un seul élan, je reste assis, pourquoi
devrais je me lever devant çà ! Le juge entre dans la salle, un homme
d’une cinquante d’années, les cheveux grisonnants, il dissimule une
certaine lassitude derrière son visage faussement soucieux ; le
procureur volontairement dur ainsi que deux autres magistrat le suivent.
Le juge s’assois, puis le reste de la masse. Le greffier se tiens dans un
coin, il ressemble à un vieux vêtement qu’on aurait oublier dans une male,
mais comment le blâmer ?
Comment ne pas devenir terne et
fatigué devant des feuilles blanches parsemées de sang !
*****
Le Juge :
faites entré l’accusé.
*****
je vois l’Autre entré dans la salle,
les menottes aux poignets, escorté d’un gendarme qui par chance n’à pas
l’air très costaud. Il regarde autour de lui, m’aperçoit et me sourit
discrètement puis reprend son rôle ; ses yeux sont humides, ses
paupières cernées, ses traits tirés, la comédie peut commencer ! le
juge l’interpelle, lui demande s’il plaide coupable ? l’Autre ne
répond pas, il se contente de baisser la tête, de dire pardon, pardon
d’une voix enrouée. Son parasite intervient et plaide la folie
passagère ! ! !
c’est au tour du procureur d’entrer
en scène, 1,2,3 on tourne !
*****
Le procureur :
Mesdames, Messieurs les jurés, si nous sommes ici, c’est dans le but de
définir, si cet homme là est coupable d’avoir violé puis tué une jeune
femme sans défense, je vous démontrerai tout au long de ce procès, que cet
homme n’est autre qu’un criminel dangereux qui n’à aucune pitié et aucun
remord envers ses victimes, et je sais que vous saurez en votre âme et
conscience, le condamné, afin d’éviter à d’autre jeune femme, peut être
votre fiancée, votre sœur ou votre mère de connaître le même sort que
cette jeune femme qui se nommait Anaïs. J’emploi l’imparfait car Anaïs
n’est plus, cette jeune femme de 22 ans a été sauvagement violée,
brutalisé puis tué à coup de pierre par l’homme qui se trouve devant
vous!
Tout au long du procès, son avocat va
tenter de nous faire croire que cet un homme fragile, malade, qui a agit
dans un état second, qu’il n’était pas responsable de ses actes pendant le
procès, qu’il est plongé dans le remord, dans les regrets ; vous vous
apercevrez que tout cela n’est que paraître et mensonge. Mesdames et
Messieurs les jurés, le meurtrier qui se tient devant vous doit être
écarté de la société et pour cela je demande la prison à
perpétuité.
*****
les jurés regardent l’Autre, essai de
sentir par je ne sais quel miracle, si cet homme est un criminel ou un
malade.
après ce beau discours, c’est au tour
du parasites.
*****
Le
parasite : Monsieur Le Juge, Mesdames et Messieurs les
jurés ; j’ai entendu comme vous le discours éloquent du procureur,
sachez que je ne vais pas essayer de vous convaincre de quoi que ce
soit ; mais je vais vous apportez les preuves que mon client est bien
coupable de viol et de meurtre ! par contre, je vous apporterai
également les preuves que mon client n’est pas un criminel mais un malade
qui a besoin d’être soigné afin de protéger la société mais également de
lui même ! vous aurez l’occasion d’écouter le docteur Brasouri,
éminent psychiatre de la faculté de médecine de Paris, son employeur chez
lequel il travaillait depuis deux mois, ses voisins, ses collègues de
travail, mais également le mari de la victime qui pendant des semaines
c’est entretenu avec mon client afin de comprendre ce qui c’est
passé ; et c’est se que je vais vous demandé Mesdames et messieurs
les jurés, de comprendre et non de juger, afin que vous puissiez à la fin
de ce procès donnez un verdict juste, et de permettre à mon client d’être
soigné pour que de tels actes ne se reproduisent plus !
Le juge :
Monsieur le procureur, vous pouvez appeler votre premier
témoin.
Le procureur :
j’appelle à la barre, le commissaire Frichard.
*****
je reconnais de suite le commissaire
machin chouette, l’homme qui m’avait annoncé la mort d’Anaïs, puis montré
son corps à la morgue, puis révélé qui était l’Autre.
il s’avança dans l’allée, tourna la
tête de mon coté, et me jeta un regard chargé de mépris. Je suppose qu’il
ne comprenait pas pourquoi cet homme pleurant au chevet de sa bien aimée
se retrouvait à défendre le meurtrier de sa propre femme.
je ne lui en voulait pas, au
contraire, je lui en était reconnaissant !
*****
Le procureur : Monsieur le
commissaire, pourriez vous expliquer au juré ce qui c’est passé cette nuit
là ?
Le
commissaire : il était 21 heure30 environ, l’inspecteur
Gredion reçu un appel d’une personne déclarant avoir vu une jeune femme se
faire enlevé ; l’inspecteur est allé rendre visite à cet homme, qui
lui expliqua ce qu’il avait vu : « un homme d’une quarantaine
d’année, pas très grand, les cheveux châtains interpellé une jeune femme
blonde, puis il l’a saisi par le bras, et la jeté dans sa voiture et
s’enfuit à vive allure avec elle au volant, cela c’est passé vers
18heure30 mais je ne vous ai appelé que maintenant car j’avais peur de
mettre trompé »
De retour au commissariat
l’inspecteur me fit par d’une remarque : « c’est étrange, la
description de la femme ainsi que le lieu et l’heure de l’enlèvement
correspond à un appel que j’ai reçu sur les coups de 21 heure, d’un homme
qui s’inquiétait du retard de sa femme »
Je décidât à ce moment là de
déclencher les recherches, nous avons commencer par éplucher notre base de
donné sur les violeurs, un homme qui venait de sortir de prison peu de
temps avant correspondait non seulement au signalement de l’agresseur,
mais travaillait à coté du lieu de l’enlèvement !
J’envoyât immédiatement une
patrouille à son domicile, mais l’appartement était vide, je postât deux
de mes hommes aux abords de l’immeuble ; pendant ce temps là,
l’inspecteur était retourné voir l’homme qui nous avait prévenu, il lui
confirma que l’homme sur la photo était bien l’agresseur.
Vers 22 heure 45 mes hommes postés
ont pu interpellé l’accusé qui rentrait tranquillement chez lui comme si
rien ne s’était passé ; ses vêtements étaient tachés de
sang!
Ils le conduirent au commissariat, à
son arrivée j’ai procédé à son interrogatoire ; il me confirmait
qu’il venait de violer et de tuer une jeune femme.
Le procureur :
pourriez expliquer au jurés se qu’il s’est passé ce soir la Monsieur le
commissaire ?
*****
le commissaire raconte aux jurés
comment cela c’est passé ; il leurs explique la manière dont mon
Anaïs a été violé, comment il l’a tué ; l’autre n’était pas rentré
dans les détails lorsque nous avions parlé de sa mort, il m’avait juste
dit qu’il l’avait tué à coup de pierre. Je n’avais pas eu le courage d’en
entendre plus ; mais cette fois aucun maton ne viendrait me libérer,
le temps n’est plus compté.
*****
Le
commissaire : la victime avait le haut de son crane enfoncé,
sa cervelle était répandu sur l’herbe, se qui signifie que l’accusé a
porté plusieurs coup de pierre sur la tête de la victime et qu’il a
continué de la frapper après sa mort, il s’est acharné sur sa victime avec
une rare violence, elle avait le poignet gauche brisé, certainement en
voulant se protéger des coups, on distinguait également des traces de
strangulations sur son coup, ainsi que des équimauses sur son
visage!
*****
De nouveau je dois entendre toutes
ces choses horribles que l’Autre m’avait déjà dite ! les mêmes images
se forment dans ma tête, la même souffrance me déchire les entrailles,
j’ai mal, trop mal, mais tout comme la première fois je reste là, à
écouter sans rien dire, sans laisser la moindre émotion s’échapper, je
concentre au plus profond de mon être cette haine, qui au moment voulu
pourra ressurgir en faisant de moi son instrument diabolique. Plus le
commissaire relate les faits, plus je vois les jurés blêmir, certains
ferment les yeux, d’autres baissent la tête ; il n’y a plus aucun
bruit dans la salle, juste un malaise lourd, pesant,
incommensurable ! les yeux des vampires expriment une jouissance
sanguinaire, tandis que les morts vivants frémissent
de bonheur ! le commissaire ne
dit plus rien, son rôle est réellement terminé cette fois.
*****
Le procureur :
Mesdames, Messieurs les jurés, vous venez d’assister au viol et meurtre
d’Anaïs ; il n’y a aucune équivoque, aucun doute possible, le sang
retrouvé sur l’accusé est bien celui de l’accusé, le sperme retrouvé dans
ce corps sans vie est bien celui de l’accusé, vous avez pu entendre avec
quelle sauvagerie l’accusé a tuer Anaïs ;
Je vous demande un instant de vous
mettre à la place d’Anaïs et de ressentir un court instant toute la
souffrance qu’elle a ressenti pendant plus de 2 heures ! lorsque vous
établirez votre verdict, remémorez vous ce moment, cette souffrance et
demandez vous si l’accusé à fait preuve de pitié et de tolérance envers
Anaïs, ainsi qu’avec les 15 autres filles qu’il a déjà violé ! vous
le jugerez en votre âme et conscience, mais dites moi, que doivent
ressentir les personnes qui ne l’on pas suffisamment condamné la première
fois ? ne sentent ils pas responsables de la mort d’Anaïs ? ne
sont ils pas meurtri par le remord ? je ne veux pas me sentir
responsable de la mort d’une autre femme et c’est pourquoi je vous demande
de le condamner à la perpétuité avec une période de sûreté de
30ans !
*****
les jurés sont effondrés, la violence
du meurtre est telle, qu’ils n’arrivent plus à chasser ces images
terrifiantes de la jeune Anaïs meurtrie par tant de sauvagerie ! à ce
moment là il est inéluctable que l’accusé va finir ses jours en prison,
mes voilà, même les monstres ont le droit d’être défendu alors qu’ils ne
méritent que la corde ! c’est au tour de la défense d’agir, mais
suite aux explications bouleversantes du commissaire le juge interromps le
procès afin de laisser aux jurés le temps de se remettre de leurs émotions
et demande que l’audience soit reprise demain à 14 heure. Nooooon !
pas çà ! pas çà !
tout devait se terminer aujourd’hui,
je suis fatigué, il faut qu’on en finisse ! la foule se lève, puis
s’en va, le feuilleton est terminé, chacun va reprendre son activité
coutumière, comme si rien ne c’était passé, mais ils reviendront voir la
suite demain, c’est tellement jouitif la souffrance
d’autrui !
je reste un moment assis les yeux
hagards, je ne fais même pas
attention à l’Autre qui quitte la
salle. Un homme me dit que je dois m’en aller, je m’exécute nonchalant, je
suis perdu, complètement perdu, je n’avais pas prévu une autre
journée ;
je décide de rentrer chez nous, une
fois dans la voiture je m’attarde un instant sur le petit nounours rose
bonbons, Anaïs me l’avait offert le jour de la saint Valentin en me disant
qu’il me porterait bonheur, la tension du procès s’évacue d’un seul coup,
une pluie de gouttelette s’écoule le long de mes joues, je t’aime Anaïs,
tu me manque tellement ! je crie son prénom dans la voiture, les
muscles de ma gorge me font souffrir, je reste aveuglé un long moment par
les larmes ; j’essaie de mettre le contacte mais mes mains trembles,
mes sanglots paralysent toute action, je reste finalement sur le parking,
je me penche sur le volant et m’assoupis ainsi en rêvant à
Anaïs.
Un homme frappe à la vitre, c’est
pierre, je ne l’avais même pas vu au tribunal.
*****
Pierre : ca va
Franck ? viens je te ramène chez moi.
Franck : ca va
aller merci, Pierre !
Pierre : je te
demande pas ton avis Franck, tu viens dormir à la maison, je te ramènerai
demain au procès, allez viens s’il te plait !
*****
Devant l’insistance de Pierre, je
décide de le suivre.