Roman Poeme Amateur

 

 

 

 

Vers la source de Cléopatre 

 

Pour notre lune de miel que nous n’avions pas encore eu le temps de faire, Anaïs et moi étions partis en Turquie ; elle était si heureuse ce matin là, elle prenait l’avion pour la première fois. Anaïs portait une jolie robe bleue turquoise, un petit chouchou bleu outremer dans sa chevelure, une minuscule paire de basquets blanche, ses pieds étaient si petits, il fallait qu’elle aille dans le rayon enfant pour trouver sa pointure, du 35 je crois , j’adorais les prendre dans ma main et les embrasser !

Anaïs était à peine maquillée, d’ailleurs c’était inutile, la fraîcheur de sa peau, la finesse de ses traits suffisait amplement. Elle n’avait mis aucun bijoux, prétextant qu’elle avait peur de les perdre ; mon œil oui ! je sais bien pourquoi, elle voulait certainement profiter de notre voyage pour faire une ou deux bijouterie.

Nous nous étions levé vers trois heure du matin, car notre avion décollait à neuf heure. Par Contre cela lui plaisait beaucoup moins, Anaïs n’était pas très matinal ; pas de petit déjeuner ce matin là, nous avions avalé prestement un café, et hop direction l’aéroport. Anaïs sautillait sur place tant l’impatience de grimper dans l’avion l’a gagnait. Elle était adorable, pleine de vie et d’enthousiasme ; comme dans la chanson de Gérard Blanc ( une autre histoire), Anaïs trouvais les mots pour moi dans le silence.

Je l’entend encore me crier à l’oreille, lorsque notre vol fut annoncé au micro : «  vite, vite c’est le notre, vite Franck »

Nous ne risquions pas de le louper, Anaïs a du battre ce jour là, le record du monde du poussé de valise !

Par chance nous étions prés du hublot, sa tête y était scotchée, tandis que moi, je la regardais, je pouvais rester de long moment ainsi, le temps s’arrêtait, plus rien ne comptait, j’étais bien. Puis le commandant de bord annonça notre décollage, Anaïs me saisit la mains, et en quelques secondes nous volions vers les nuages ; un instant après nous pouvions voir un manteau de neige au dessous et un ciel bleu sur le dessus.

Les yeux d’Anaïs était des feux d’artifices, elle se tourna vers moi, posa délicatement ses lèvres sur les miennes tout en me donnant un timide coup de langue ; ca façons de m’embrasser était d’une sensualité envoûtante, en un éclair, tous mes sens étaient aux aboies. Un bonhomme de neige ne tiendrait pas 10 secondes à un tel baiser !

Notre vol allait durer 4 heures, juste le temps de profiter d’un déjeuner que je ne qualifierait pas d’extraordinaire, mais que j’apprécie toujours dans ces moments là. Anaïs c’était endormi sur mon épaule, je n’osais cligner le moindre cil de peur de la réveiller, on dirait un ange tant la pureté de son être semble fragile.

Je fini par réveiller Anaïs, car nous allions atterrir, je savais qu’elle voudrait ressentir la sensation de l’atterrissage !

Je lui caresse les joues doucement, elle se réveille, me montre ses jolis yeux, puis l’émail éclatante de ses dents. Elle observe le sol se rapproché rapidement, une légère secousse et nous voici sur la terre d’Atatürk, le père des turcs.

Nous descendons de l’appareil, la chaleur nous inonde, un soleil étincelant nous souhaite la bienvenue. Nous prenons nos bagages et un bus nous conduit à notre hôtel. Il se trouve à coté de Belek à quelques kilomètres d’Antalaya. Anaïs et moi admirions le paysage, l’un contre l’autre ;

Le cœur rempli de soleil, nous sommes arrivés à se splendide hôtel Asteria Bellis Résort;

au milieu de l’immense hall, se trouvait une magnifique voiture ancienne de couleur noire ; le personnel de l’hôtel nous accueilli avec un cocktail jaune orangé et acidulé, puis nous donna notre clé de chambre. Je jeta un coup d’œil à Anaïs qui compris de suite mon désir. Nous nous sommes précipités vers notre nouveau cocon, je lui retira sa petite robe bleu turquoise, lui enleva ses dessous coquins et la couvrit de baisers. Sa respiration s’accélérait, de petits cris m’encourageaient à continuer, j’entends aujourd’hui encore ce petit mot qu’elle prononçait avec tant de douceur et de sensualité : « encoooore, encoooore »

Puis lentement je venais mourir en elle. Nous restions ainsi, ne faisant plus qu’un, pendant de longues minutes afin de savourer l’osmose de notre union passé.

Anaïs se leva, je regardais ce corps majestueux se muer vers la salle bains. Elle revint toute mouillée, sa longue chevelure de blé était toute ébouriffée ; le papillon c’était transformé en un prédateur redoutable, elle bondi sur sa proie hypnotisée, enfonça ses griffes acérées et la dévora jusqu’à l’aube.

Grisés par cette nuit apocalyptique, nous nous sommes réveillés vers treize heure, tan pi pour la matinée d’information qui était prévue à 10 heure ; nous nous sommes préparés tranquillement, flânant dans la chambre, Anaïs mi un petit ensemble saumon, je me dis que je mangerais bien un ptit sushi mais bon ! un long programme nous attend, Anaïs avait pris le temps de consulter sur Internet les sites à ne pas louper dans un rayon de 200 Kilomètres environ.

La semaine s’annonçait donc chargée :

Dimanche : mer, nous, déjeuner, nous, mer, dîner, nous, encore nous ! ! !

Lundi : départ au petit jour vers Pamukkale ; après ce déluge de nous, Anaïs et moi avions dormi pendant les quatre heures de bus ! à notre arrivée un spectacle d’une rare beauté s’offrit à nous ; une montagne blanche parsemée de petit bassins bleus. Nous sommes sortis du bus, puis nous avons descendu lentement dans ses bassins ; une eau chaude chargé de calcaire s’écoulait de la montagne, en refroidissant elle déposait délicatement le calcaire qui au file des siècles formait ses minis piscines ! Anaïs et moi, les pieds dans l’eau contemplions cette fantasmagorique étendue de pureté. En redescendant de la montagne nous nous sommes arrêtés quelques kilomètres plus loin à Hiérapolis, une ville sainte fondée au 2eme siècle avant Jésus Christ ; nous avons pu découvrir son théâtre, différents tombeaux : des Tumuli, des sarcophages ainsi que de magnifiques tombes en forme de maisons. Un peu plus loin, nous avons pu contempler les vestiges du temple d’Apollon.

Anaïs et moi étions enchanté devant tant de merveille ; le guide annonça notre départ vers un lieu magique, les bains de Cléopâtre ! en moins d’une demi heure nous y étions, ce lieu était chargé d’histoire et de féeries ; un bassin tortueux avec en son antre de grandes colonnes de l’époque de Cléopâtre, il est dit que Cléopâtre elle même venait si baigner, la température de cette source naturelle était de 37 degrés ; sa couleur translucide nous laissais voir ses fonds, une petite couche de mousse verte foncé les recouvrais ; je nagea vers ma Cléopâtre, l’enveloppa de mes bras et l’embrassa tendrement au milieu de cette eau chargée d’histoire.

Le soleil commençait à se coucher, Anaïs et moi sommes sortis de l’eau afin de nous changer. Lorsque je suis sorti de ma cabine Anaïs m’attendait, un paquet à la main, elle me le tendit, et me dit : « c’est pour toi mon amour »

Je pris son présent d’amour, et découvrit à l’intérieur un jeu de solitaire en onyx vert sur lequel se dessinait des filaments bruns foncés. C’est très joli, je la remercie d’un gros bisou dans le cou. Apres cette opulente journée, nous retournons à notre l’hôtel les yeux chargés de souvenirs.

Mardi : après notre petit-déjeuner, nous avons appelé un taxi afin de visiter la ville d’Antalaya, un monsieur d’une cinquantaine d’année vint nous chercher à l’hôtel, il était très sympathique, nous échangions quelques mot sur son pays qu’il adorait, il nous racontait les grandes lignes de l’histoire Turque ; je me souviens d’une anecdote qui nous avait étonné :

le croissant

Un peu avant l’aube les Turcs attaquèrent Viennes alors que tous les viennois dormaient, tous sauf les boulangers qui se levaient très tôt afin de préparer le pain ;

Ils purent alors prévenir les endormis qui se ruèrent vers leurs assaillants ; après une bataille acharnée et sanguinaire qui dura jusqu’au soir, les autrichiens vainqueurs pouvaient voir se refléter sur le champs de bataille, la lune dans le sang de leurs ennemis. les boulangers Autrichiens en guise de récompense, furent autoriser à créer une viennoiserie en forme de croissant de lune pour se moquer de leur ennemis ; comme cela chaque matin, les viennois pouvaient se targuer d’avaler un Turc.

 

Une fois à Antalaya notre chauffeur de taxi nous proposa d’aller voir une très belle cascade avant de visiter la ville, nous avons accepté avec plaisir. Il nous fait signe d’avancer vers la mer, et là, nous apercevons une cascade qui se jette d’une auteur de 50 mètres dans la mer, l’union rugissante de l’eau douce pénétrant l’eau de mer. Nous sommes resté un long moment assis sur le bord de la falaise, se tenant par la main, à regarder ce spectacle de la nature ; après cette petite détente, nous avons flâner dans les rues ville.

 

Mercredi : mon doute s’avéra exact, Anaïs me dit qu’il y avait une bijouterie entre Belek et Antalaya ; et qu’elle aimerait y allez, donc nous y sommes allées forcément ;

Elle était gigantesque, d’immense salle sur trois niveaux,

Je sentais ma carte bleu frémir dans ma poche !

Le personnel plus qu’accueillant nous présentais de somptueuses pierres plus étincelantes les unes que les autres ; il y avait également des œufs en dentelle parés de pierre précieuses et d’or, des œufs d’une incroyable beauté, d’une incroyable finesse, des reproductions des œufs Fa Berger, Anaïs se trouvait aux anges tel un enfant dans un magasin de jouet. Je prenais plaisir à l’observer essayer ses parures de couleurs ; après seulement 2 heures d’essayage, Anaïs hésitait encore entre un ensemble de perles de cultures légèrement rosés, et une autre de pluie d’émeraudes ; les deux lui allaient à ravir, une fois à son cou, le bijou prenait toute sa valeur, son éclat s’intensifiait à croire que la pureté d’Anaïs pénétrait à l ‘intérieur ! Anaïs finit par opter pour la parure de perles qui se composait de quatre colliers superposés qui enveloppaient son cou fin et allongé, de deux petites boucles d’oreilles en forme de gouttelettes qui ornaient ses délicates oreilles, j’aimais tant les caresser du bout de la langue, d’un bracelet également composés de quatre rangées de perles superposées entourait son poignet, d’une superbe perle monté sur une bague en or et enfin une autre perle en goûte d’eau qui allait se loger dans son nombril ; je m’imaginait Anaïs revêtu uniquement de ces perles, je me demandais si cette parure ne me faisait pas plus plaisir qu’à elle, l’envie de rentrer à l’hôtel devenait de plus en plus intense mais Anaïs avait prévu autre chose ! ! !

Anaïs me quitta un instant afin d’ajuster sa nouvelle bague, c’était bientôt son anniversaire, je profitât de son absence pour demander au vendeur de m’expédier la parure d ‘émeraudes chez nous, je pensais que c’était une bonne idée et que cela devrait lui faire très plaisir.

Anaïs revint quelques minutes plus tard, rayonnante de joie, ornée de sa nouvelle parure.

Ensuite elle m’emmena dans une usine de cuir, pas très loin d’ou nous étions, apparemment cette route était semée d’embûche ! ! !

Nous nous promenions à travers les rangées de cuirs plus beaux et plus fins les uns que autres ; et comme je m’y attendait, Anaïs repris les essayages ! Anaïs me jeta un petit coup d’œil, on aurait dit caliméro, Anaïs avait vu un tailleur en cuire de couleur beige, avec un petit sourire je lui fit comprendre que je le trouvais assez joli, Anaïs se glissa à l’intérieur, c’est seulement à ce moment que je le trouva superbe, Anaïs avait le chic de mettre en valeur tous ce qu’elle touchait, et de nouveau la carte bleu frémit.

Cette fois ci direction l’hôtel, et à moi Anaïs vêtue seulement de son tailleur en cuir et de ses perles, je m’en délectait d’avance ; hé bien non, encore loupé, encore une embûche, cette fois Anaïs me conduisit dans une usine de tapis, personnellement, les tapis et moi ! ! !

Le vendeur nous présentait une impressionnante collection de tapis, ils étaient très jolis certes, mais je n’en voyais pas l’utilité. le vendeur, comme tout bon professionnel voyait bien qu’il ne ferait pas affaire avec ses tapis ; il nous demanda d’attendre un instant, qu’il allait nous montrer quelques chose de spécial ; Anaïs et moi buvions le thé qu’il nous avait offert en l’attendant, après seulement 1 minute, le revoilà avec deux autres vendeurs les bras chargés de tapis plus petits ; et là ! moi qui ne m’intéressait pas du tout à ce genre de chose, je fus littéralement émerveillé, j’admirais ces œuvres d’art, la prouesse de ses femmes qui heure après heure tissaient ces splendeurs, les tapis brillaient de mille feux, Anaïs et moi étions stupéfait devant tant de beauté, le vendeur nous dit que c’était des tapis de la famille Ouzbek, une des plus ancienne famille de Tisserant, qu’ils étaient en soie, et comprenais jusqu’à 10 000 nœuds au décimètre carré, que cela représentais plusieurs centaines d’heure de travail !

Anaïs et moi étions conquis, je lui demanda de choisir celui qu’elle préférait, Anaïs choisi l’arbre de vie, un tapis majestueux brillant et scintillant de mille couleurs sur lequel se trouve un arbre recouvert d’oiseaux, le tout sur un fond noir bleuté.

Apres cette journée qui me coûtas plus cher que le voyage en lui même, je suis plutôt radin mais Anaïs est pour moi la seule raison pour laquelle je suis prêt à toutes les folies, Anaïs et moi nous dirigions enfin vers notre cocon !

Jeudi : cette fois ci, aucune dépense importante à l’horizon, nous devons aller voir un petit village à une trentaine de kilomètres de Belek. Nous commençons par visiter une école primaire, les petits bout de chou sont habillés en bleu, et les tout petits bout de chou sont en rouge, qu’ils étaient mignons, ; Anaïs me dit dans l’oreille : « c’est quand que tu me fais un ptit Franck ? »

Je lui répondit que nous pourrions le concevoir pendant nos prochaines vacances, nous choisirions un endroit isolé ou nous serions rien qu’elle et moi, pourquoi pas en Savoie, au milieu des montagnes et des pâturages !

A ce moment là, le brouhaha des morts vivants entrant dans la salle d’audience m’interromps, et me ramène au présent, le retour est si brutal, qu’il me faut un certains temps pour reprendre mes esprits, que je suis au tribunal, et qu’Anaïs n’est plus, ne sera plus avec moi ici bas ! ! !