Il est l’heure de me préparer, contrairement à ce que je pensais,
je me sens bien, je dirais même détendu, aucun stresse, pas la plus infime
nervosité.
Je monte dans la chambre, attarde mon
regard sur se lit, témoin de notre passion ; j’ouvre la penderie, je
prends mon costume gris bleu, celui avec lequel j’avais reçu mon plus beau
présent ; j’avais pris soin de le placé à coté d’une petite robe
jaune pale sous laquelle se trouve deux petits escarpins jaune foncé.
J’enfile mon costume, j’hume encore une fois son parfum toujours présent
sur sa robe, me dirige vers le salon.
Je m’arrête près de la commode qui
appartenait à la grand-mère d’Anaïs, je saisi son image, la glisse dans la
poche intérieur de mon costume. J’ouvre un tiroir, je prend cette fameuse
paire de lunette que je me suis fait faire sur mesure il y à six mois,
quelques jours à peine après la mort d’Anaïs, elles sont plutôt moche, les
verres sont translucides, et les montures très épaisses, elles sont
parfaites pour la circonstance.
Tout en regardant derrière moi, je
sors de ce nids d’amour ; je m’agenouille au près des osirias blancs
en cette période de l’année et leur chuchote à l’épine que le printemps
sera de retour dans quelques heures.
Je monte dans notre voiture tel un
automate, me gare en face du tribunal devant lequel se trouve une horde de
morts vivants et de vampires !
Les uns me harcèlent de questions,
tandis que les autres m’insultent brandissant leurs seules créations ,
mais quelle importance cela à t-il désormais !
J’escalade les dernières marches qui
me séparent de la salle d’audience. une fois en haut de l’escalier, je me
retourne vers ces pantins ! encore une petite cène avant le levé de
rideau.
*****
Franck :
bonjours, si vous avez des questions, je veux bien y répondre
Un vampire :
allez vous vraiment prendre la défense de l’assassin de votre
femme ?
Franck : oui,
tout à fait.
Un vampire :
comment comptez vous vous y prendre ?
Franck : très
simplement, en expliquant au juge et au jury ce qui me semble être juste
sur L’autre.
Un vampire :
croyez vous que cela va influer leurs votes ?
Franck : oui
bien sur, sinon pourquoi irais je à la barre ?
Un mort
vivant : ordure, tu ne vaux pas mieux que
lui !
Un mort
vivant : si ta femme te vois elle doit se retourner dans sa
tombe, fumier !
Un vampires :
ne trouvez vous pas votre acte immoral ?
Franck : non,
au contraire ; cet avec sincérité et honnêteté d’esprit que je vais
défendre l’Autre.
Un mort
vivant : change de ville après le procès, on ne veux pas
d’un pourri comme toi chez nous.
*****
les pantins ayant bien rempli leur
mission, je me retourne et rentre dans le tribunal ; des gendarmes se
trouvent devant les portes de la salle d’audience ; je m’avance vers
eux, les salue ;
tout comme les matons de la prison,
je discerne de l’antipathie dans leurs yeux, ils me font levés les bras,
procède à une fouille rapide et me font signe d’entrer dans la salle
d’audiences.
je suis surpris par l’ambiance
pesante et austère qui règne à l’intérieure. elle n’est pas très
grande ; il y a deux files de bans au milieux qui font faces au juge,
une autre sur le coté qui surplombe celles du centre, certainement la
place des vampires; de l’autre coté, une autre file plus petite qui
se trouve plus près du juge, c’est là que devrait être l’autre avec son
parasite d’avocat.
Au centre, à quelques mètres du juge,
j’aperçoit la barre. Et à une dizaines de mètres se trouve le
jury.
Les morts vivants ainsi que les
vampires commencent à rentrer dans la salle.
Je m’assieds au premier rang, et me
laisse bercer par de douces images, en attendant l’entrée de la haute
magistrature, qui de sa plus haute incompétence, permis à l’Autre,
quelques mois plutôt, de sortir de prison pour violer et tuer, mon
Anaïs !