Roman Poeme Amateur

 

 

 

souvenir

 

Les feuilles commençaient à tomber, je trouvais cette période un peu morose, les nuits s’allongeaient, les arbres se déshabillaient à l’inverse des femmes. Sur ces pensées très intéressantes, je me rendait chez Pierre pour jouer le super agent, enfin surtout pour voir cette soi-disant déesse. Je sonnait à la porte, Pierre vint m’ouvrir.

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Pierre : salut Franck, comment vas tu depuis hier ?

Franck : bien merci, alors elle est là.

Pierre : oui, et encore plus belle que l’autre soir, mais je te préviens, pas touche.

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Je m’avançais vers le salon tout en narguant mon ami, et là je découvris avec surprise la jeune femme, à qui je n’avais même pas osé adresser un mot lors de l’inauguration. elle était assise sur le sofa, elle portait une robe jaune pastelle, de jolie escarpin d’un jaune plus soutenu avec une petite cordelette qui s’enroulait autour de ses mollets. Elle avait un petit ruban dans sa longue chevelure. Je me retrouvais de nouveau momifiés devant tant d’élégance et de sensualité. Pierre s’en aperçu et nous a présenté, un sourire narquois aux lèvres. Elle se leva, déploya ses longues jambes, et me tendit sa main. Ses doigts était fin et allongés, ses ongles étaient délicats, simplement vernis d’une fine couche incolore. Je pris sa main et la baisa.

Pierre se mit à pouffer de rire, non pas pour le baise mains, mais tout simplement parce que ma peau devait frôler le rouge écarlate. Je ne m’étais jamais sentis autant troublé devant une femme !

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Anaïs : Pierre m’a fait beaucoup d’éloge à votre sujet, que c’est grâce à vos talents d’agent qu’il a réussi à percer dans la peinture.

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Aïe, cela commençait mal ; comment rattraper la situation, je ne voulais pas lui mentir, cette fois ci c’était sur, le rouge écarlate était atteint. Heureusement, Pierre vint à ma rescousse.

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Pierre : Franck n’est pas un vrai agent, mais un très bon ami qui sait me conseiller quand je me retrouve devant un choix difficile.

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Ouf, j’étais sauvé, enfin presque ; j’étais là depuis 10 bonnes minutes, et la seule phrase qui était sorti de ma bouche, se résume à bonjour Mademoiselle, ce qui était un peu cours reconnaissons le ! elle engagea la conversation ; sans doute que son métier de journaliste lui permettait d’être à l’aise dans toute situation, à moins queeeee ! que je ne l’intéresse pas du tout, je serais un monsieur tout le monde pour elle ; non, pas ça, allez Franck positive et découvre toi.

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Franck : en fait je suis éleveur, de chevaux, enfin jeeeee, je fais reproduire mes juments par des étalons.

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Anaïs se mit à rire.

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Anaïs : je suis heureuse de savoir que se sont des étalons qui saillissent vos juments ! ! !

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Et me voilà encore une fois écarlate, je me sentais ridicule, mais pourquoi luis ais je dis cela ?

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Franck : Pierre m’a dit que vous étiez journaliste ?

Anaïs : oui, je suis les évènements artistiques de la région, c’est passionnant, on rencontre des personnes très intéressantes.

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Dit elle cela pour moi ?

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Pierre : désolé d’interrompre votre conversation mais demain je me lève tôt.

Anaïs : déjà 22 heures, excusez moi Pierre j’ai abusé de votre temps, merci de m’avoir reçu, l’article sortira samedi prochain.

Pierre : c’est moi qui vous remercie, vous allez me rendre célèbre !

Anaïs : mais j’y compte bien, je vous apporterai le magazine vendredi soir, comme cela vous serez le premier à le lire, bonsoir Pierre.

Franck : je vais te laisser aussi Pierre, un artiste à besoin de beaucoup de sommeil, on s’appelle.

Pierre : c’est cela Franck, amuse toi bien ! ! !

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Je me retrouvais avec Anaïs dans l’ascenseur, je sentais son parfum qui m’embaumait. je n’avais que trois étages pour oser l’inviter à dîner. Je lui souriais bêtement, elle devait sentir ma gène c’est sur ; plus que 2 étages, allez quoi vas y, déjà le rez-de-chaussée, j’avais envi de me gifler, comment pouvais je être aussi stupide. Une fois en dehors de l’immeuble, contre toute attente.

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Anaïs : j’ai un petit creux, pas vous ?

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J’avais envi de la prendre dans mes bras et de la remercier pour son initiative. Savait elle lire en moi ?

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Franck : je meurs de faim, il y a un petit restaurant très sympa tout prés d’ici, il font un magret de canard recouvert d’une tranche de foie gras cru, un délice, ça vous tente ?

Anaïs : avec plaisir Franck, je vous suis.

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Elle m’avait appelé par mon prénom, personne ne l’avait prononcé avec autant de douceur, sa voie était une mélodie.

Je la pris par le bras et nous sommes parties doucement par cette nuit d’automne vers le restaurant; ni Anaïs, ni moi ne parlions, nous étions simplement bien, le cœur léger.