Dessous Cheri
 

                        Roman Poeme Amateur

 

LE POIDS DU SECRET

 

 

 La vie est un bonheur

 

7 heure,

le jour est déjà levé, la fraicheur matinale m’interpelle, je penche ma tête sur le coté, Anaïs dort encore, un léger sourire se dessine sur ses lèvres, un joli rêve peut être, je me dis que je suis forcément dedans !

un cas de conscience se pose, je la réveille doucement ou je la laisse dormir, non allez laisse la rêver encore un peu ; je me lève sans bruit, la regarde encore un instant, et grave cette douce image au plus profond de mon être.

L’esprit encore bercé par Anaïs, je prépare un petit déjeuné, moment très important de la journée, où nos sens endormis vont s'éveiller par de doux regards complices; elle va me rejoindre et le temps d’un instant, je vais pouvoir profiter de son visage tout ébouriffé, qui me fait fondre, tel un iceberg à la dérive, dans les eaux chaudes des caraibes.

Je lui prépare une coupelle de fruits frais, y dépose des carrés de mangue juteuses, des tranches d’ananas acidulées et quelques fraises biens mures et sucrées; un verre de lait glacé, un mini pain aux raisins crémeux à coeur et surtout ne pas oublier, une énorme tasse de café noir avec deux morceaux de sucres de canes; le temps, à peine,  d'exposer tout mon amour sur la terrasse ensoleillée, la délicatesse de ses pas sur le parquet se font entendre, chaque crépitement nous rapproche, la voilà enfin, revêtue d’une petite chemise de nuit en dentelle bleuté; l’éclat de ses yeux ravageurs fait rougir le soleil, qu’ai je donc fais pour mériter un tel bonheur, un tel présent ; Anaïs s’assoit devant moi, je la regarde picorer dans l’assiette de fruits, chacun de ses gestes est une douce souffrance qui ne cesse, qu’une fois dans l'étreinte de ses bras; aucun mot n’est encore venu interrompre ce délicieux moment, juste des regards joueurs et tendres.

N’étant pas d’une patience exemplaire, comme à l’accoutumée, je m’avance vers Anaïs, m’agenouille près d’elle et commence à lui effleurer l'intérieur les cuisses, le délicat parfum de sa peau de soie m’enivre, les battements de mon cœur s’accélèrent à la vitesse d'un cheval au galop dans les paturages des landes puis je l’emmène lentement vers le plaisir, vers notre plaisir où se mélange une quinconfonie de son imperceptible.

Nous restons un long moment, étendu sur ce lit improvisé, ne faisant plus qu’un, dans se méli-mélo d’amour et de tendresse!

 

9 heure,

la chaleur du mois d’août pénètre dans la maison, Anaïs doit se préparer, une dernière journée de travaille l’attend, demain nous partons en vacances; cette année, nous avons décidé de les passer en montagne, dans un petit chalet savoyard à l’abri du monde et de la foule; les photos du catalogue sont superbes, une petite foret de sapin bleu se trouve en contre bas du chalet, on y apperçoit même des Tarrines qui broutent une herbe verte, maculée de fleures jaunes et bleues, à quelques mètres seulement du chalet, une petite marmotte, dans le creux d’un rocher, pointe le bout de son nez; au milieu de se décor, juste elle et moi, où nous allons pouvoir assouvir, notre égoïsme et notre amour.

Anaïs sort de notre chambre, une robe jaune pastel recouvre ses formes harmonieuses, je la prend tendrement dans mes bras, la serre très fort puis la laisse filer vers cette dernière journée qui nous sépare de ces 15 jours de passions, qui nous attendent.

Je la regarde s'éloigner, traverser la rue telle une jeune gazelle, pour acheter son magasine au kiosque d’en face; le bas de sa robe vol au vent, puis plus rien, le taxi me la prise. Bon ce n’est pas le tout, je dois tout ranger maintenant, et préparer les valises, Anaïs sera fatiguée ce soir, et comme tout homme, mon égoïsme me dit, prend soin d’elle afin qu’elle puisse prendre soin de toi ! ! !

Je m’attèle donc à mes taches, je suis heureux, très heureux, tellement heureux.

 

12 heure,

la sonnerie du téléphone retentit, espérant que ce soit Anaïs, je me presse de répondre, le sourire aux lèvres; oui, c’est bien elle, Anaïs me dit de sa voix enchanteresse, qu’elle ne rentrera pas tard, sur les coups de 19 heures, elle va prendre un petit pot avec ses collègues pour fêter les vacances.

Encore cinq petites heures pour finir les valises ou cinq longues heures à l'attendre, ce soir pas de cuisine, direction Beaune, nous irons dîner dans un superbe restaurant «  Les Tontons », dont l'une des spécilatité est le risoto; je lui en avait parlé il y a déjà, ha oui déjà 6 mois, toujours en train de remettre à plus tard, enfin cette fois c’est réservé.

 

18h45,

Anaïs ne va plus tarder, je vais lui préparer un bains, je vais y mettre une tonne de mousse, non, juste un tout petit peu, après je ne la verrais plus; elle est si jolie dans son bain, ses seins hummmm, non allez, je dois penser à autre chose ! ! !

 

19 heure,

je l’attends, la vie c’est arrêté, je prends conscience de mon incapacité à vivre sans elle, à quel point toutes mes actions, mes pensées n’ont un sens qu’à travers elle.

                                                                                                                                                                                              19h10,

Elle est en retard, j’ai horreur de ça, mais que peut-elle bien faire, le pot a du s’éterniser un peu, c’est tout, je vais pas l’appeler tout de suite quand même, mais bon, elle pourrait prévenir. Elle sait bien que je m’inquiète facilement.

19h15,

bon, je l’appelle sur son portable, ça sonne, elle ne répond pas, j’essaie encore une fois, toujours rien, je lui laisse un message;

Agacé, j’appelle à nouveau, mes mains deviennent muâtes, ma tête s’embrouille, des idées viennent s’entrechoquer, je ne sais plus laquelle choisir : prendre la voiture et partir à sa recherche ou appeler sa boite ou téléphoner à la police ou les hôpitaux.

Non arrête, Anaïs n’a qu’une heure de retard, déjà une heure, je n’en peu plus d’attendre, mes nerfs se crispent, des bouffées de chaleurs m’envahissent, ma tête me fait mal, mais qu’a t il pu arriver ?

Pourquoi ne m’appelle t elle pas ? peut être qu’elle ne le peut pas, mais alors quoi, un accident ? non, c’est trop, j’appelle les flics, mais qu’est ce que je leurs dis, que ma femme a une heure de retard, non 2 heures maintenant, Anaïs pitié appelle moi, je sens l’angoisse monté en moi, la peur surgit, je m’en fou je les appelle, rien; ils n’ont aucun éléments à me donner, il est trop tôt pour lancer un avis de recherche, alors rien, on ne fait rien, on attend, mais on attend quoi bande d’abrutis, il faut agir maintenant, s’il vous plait aidez moi ! ma gorge se sert, les larmes m’envahissent, un sentiment de rage et d’impuissance se mélange en moi, je vais exploser.

Je prends la voiture ,parcours la ville sans savoir ou aller exactement, un passant traverse la route, je failli l’écraser, je ne l’ai même pas vu, je ne vois plus rien, m’a vu se trouble, les larmes ne s’arrêtent plus, et toutes ces satanées questions qui reviennent sans cesses, j’ai mal à la tête, je n’arrive plus à réfléchir, déjà 23heures, elle ne répond toujours pas, pourquoi ? pourquoi ? mais pourquoi ?

Je rentre chez nous, j’ouvre la porte, et je me mets à espérer naïvement qu’elle est dans le bain que je lui avais préparé et je crie d'une voix rauque : "Anaïs, Anaïs tu es là?", mais rien, aucune réponse, j’ouvre la porte de la salle de bains, la baignoire est vide, la mousse a disparu, elle n’est pas la, je vais vers le bar, je prend une bouteille de whisky et je commence à boire, ça va m’aider à tenir, j’ai besoin de soulager mon esprit, je ne veux plus penser, je veux que ces questions s’en aillent, j’en peu plus ! 2 heures du matin maintenant, la bouteille est vide, mes pensées sont toujours là, mais Anaïs, ou est tu ? je trébuche sur la table du salon, et soudain j’entends le téléphone, je me précipite et m’arrête brusquement, est ce Anaïs, ou ? le ventre noué, je prends le téléphone, le porte à mon oreille, j’ai peur ! tellement peur !

Non, ce n’est pas Anaïs, une voie d’homme me dit qu’il est de la police, me demande si je suis le mari d’Anaïs Printant, je réponds timidement oui, et l’homme me dit qu’ils viennent de retrouver le corps d’une femme ayant des papiers au nom d’Anaïs Printant;

Un silence pesant s’installe, le vide remplace toutes les questions que je me posais, je ne suis plus qu’un gigantesque iceberg à la dérive, au mileu de l'océan.

La vois de l’homme raisonne à nouveau, me dit que je dois venir à la morgue pour reconnaître le corps.

Mon Anaïs est morte. Je refuse d'y croire, rien ni personne ne nous empêchera d’être ensemble.

Je me rends à la morgue, un homme m’attend, il se présente étant le commissaire machin chouette, j’en ai rien à foutre de qui il est, il me conduit auprès de ce qui n’est pour lui qu’un corps et qui pour moi est TOUT. Il soulève le drap blanc, mon sang se glace, je suis pétrifié et je vois, je vois; mon âme abandonne mon corps en fusion qui s'écroule à genoux devant Anaïs. Ces yeux sont fermés, elle est belle, ses cheveux sont mouillés, ne porte aucun vêtement, elle est à moi, de quel droit l’ont ils déshabillé, je leur crie de foutre le camps, de me laisser seule avec elle, sans mots ils quittent la pièce, et je me retrouve enfin seul avec elle, je m’avance encoreun peu, lui effleure le visage, les larmes me gagnent, je m’écroule en sanglots, je la serre très fort dans mes bras, la couvre de baiser, mais je ne suis pas le prince charmant, Anaïs ne se réveillera pas, la douleur est trop forte, je n’arrive plus à respirer, et de nouveau les questions, que lui est il arrivé ? que c’est il passé ?

Je reste à ses cotés, je ne sais plus quoi faire, je suis perdu.

On frappe à la porte, un homme entre, me dit qu’il a besoin de rester seule avec ma femme,qu'il va devoir faire une autopsie.

*****

Franck : Non, pas question, je reste avec elle, je ne veux pas que vous la touchiez, laissez nous, laissez nous tranquille !

Le médecin  : non, je suis désolé Monsieur mais vous devez partir, s’il vous plait, sortez !

Franck : Non, je ne veux pas, cassez vous ou

*****

Sans que je puisse finir ma phrase, deux hommes entrent dans la pièce et me traine dans une salle vide, j'essaie de me débattre mais je ne suis plus qu'une loque, une larve; ils me disent que je dois me calmer. L’un d’eux est un psy, il me dit qu’il est là pour m’aider, m’aider à quoi, à accepter, jamais, non je n’accepterai jamais.

Je n’est pas besoin de leur réconfort, je veux simplement rester seul avec Anaïs, les deux hommes m’agrippent, me maintiennent à terre et m’injecte un calmant, le produit fait effet en un instant, j’essaie de résister mais en vain, je me sent partir puis ! ! !

 

7heure

Je me réveille, je ne sent pas la fraicheur matinale, je ne reconnait même pas la pièce, je dois faire un cauchemar, où suis je ? Je penche la tête sur le coté, Anaïs n’est pas là, je me souviens, elle ne sera plus jamais là quand je me réveillerai, elle ne me sourira plus, il n’y aura plus de petit déjeuné, il n’y aura plus rien!  la douleur revient, une douleur qui ne peut s'expliquer avec des mots tellement elle fait souffrir!

une femme en blouse blanche rentre dans la chambre, le regard plein de douceur et de compassion, me dit qu’il faut que j’avale quelques choses, et me demande si je préfère du café ou du chocolat; mais que pourrais je vouloir, si ce n’est Anaïs. Je lui répond que je ne veux rien, par contre que je veux m’en aller, et qu’elle me rende mes vêtements.

La jeune femme sort de la pièce et reviens avec le médecin qui me demande de rester à l’hôpital jusqu’à demain, je me lève et dit au médecin que je part maintenant, avec mes vêtements ou en pyjama, ça m’est égal; devant mon insistance l’infirmière m’apporte mes vêtements, me fait remplir une décharge, et me laisse partir; me voilà dehors, je dois aller retrouver Anaïs, il faut que je reste près d'elle; je me rend les yeux aggar auprès d'Anaïs; le commissaire ayant été prévenu de mon départ précipité de l’hôpital c’était rendu directement à la chambre funéraire où repose le corps désormais sans vie de mon Anaïs afin de m'y trouver.

Il me salue puis me dit qu’il a besoin de me parler, il sait ce qui est arrivé à Anaïs; je reste là, devant lui sans bouger, craignant la moindre de ses paroles; il me demande de m’assoir, puis me dit : « votre femme après avoir quitté la petite fête avec ses collègues, c’est rendu vers la station de taxi, un homme l’a vu sortir, la suivi, puis la forcé à monter dans sa voiture et à le conduire dans un endroit isolé, ensuite il l’a violé, puis la tué »

Un silence pesant s’installe, le même qu’hier soir au téléphone, après quelques instants, je demande d’une voix rauque s’il sait qui est le meurtrier; il me répond que oui, que cela avait été facile, des témoins ont vu la scène et ont donné son signalement, cette personne est fiché dans nos services pour des faits de viols mais qu’il avait été relâché il y a trois mois pour bonne conduite.

Je sent une haine monter en moi, un sentiment d’une force inouïe mais je ne montre pas ma colère, je la garde en moi, enfoui au plus profond de mon être.

Je demande au commissaire la possibilité de voir ma femme, il me dit que désormais son rôle est terminé, et que je dois être fort et préparer l’enterrement de ma femme.

Je me rends auprès d’Anaïs, elle est légèrement maquillée, ses parents que je n’avait même pas pensé à prévenir sont là, les yeux humides et vides, je les regarde sans pouvoir dire un mot, ma gorge me fait mal, mes yeux me brulent, Paula se lève, s’avance vers moi, me prend chaleureusement dans ses bras et laisse couler son émotion, Georges la rejoint, me sert la main sans pouvoir croiser mon regard, puis il saisi tendrement le bras de Paula et l’entraine en dehors de la pièce; ils me laissent seul avec leur fille, leur fille unique, leur douce enfant; je m’approche d’Anaïs, embrasse ses lèvres tant aimées, je colle ma bouche sur son oreille et lui délivre mon machiavélique secret .

Dessous Cheri
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