Ils sont là, piétinant tels des enfants le soir de noël. Les micros
tendus, les yeux exorbités ; si je ne leurs parle pas de suite, je me
demande même s’ils ne vont pas finir par avoir de la bave aux
lèvres !
Aujourd’hui ils seront sans le savoir
mes serviteurs.
Bonjour à tous, je vous ai fais venir
car j’ai une chose importante à vous dire.
Rodrigue m’a tout expliqué en détail,
et j’en conclue qu’il n’est pas entièrement responsable de ce qui c’est
passé.
Je vais donc me rendre au procès en
tant que témoin de la défense, et je demanderais la clémence des
jurés.
Un extra-terrestre débarquerait
qu’ils n’auraient pas plus de réaction ; ils restent bouche-bés,
m’observent, attendent que je disent autre chose peut être, mais non, j’ai
tout dis en ces quelques mots, que veulent ils de plus ?
Puis soudain, certains d’entre eux
commencent à sortir de leur stupeur, des cris d’indignations
s’échappent !
Sans rien rajouter j’en profite pour
m’éclipser, le but escompté est atteint.
Je rentre m’enfermer chez moi avec
ses horribles images qui défilent devant moi. N’ayant plus rien à faire
avant jeudi, je me replonge dans l’alcool, je ne veux plus voir ces
images, ni penser à ces visites interminables, je veux juste
dormir !
Apres quelques verres, je m’écroule
dans le canapé jusqu’au matin. Le téléphone me réveille, c’est Georges,
mon beau-père.
*****
Georges : je
vais être bref, si tu te rends au tribunal et que tu le défends, je te
jure sur la mémoire d’Anaïs que je te tue, fumier !
Franck :
attendez Georges, je vais
*****
Il raccroche le téléphone sans même
attendre la fin de ma phrase. Comme la première fois le téléphone ne cesse
de sonner, les mêmes insultes, les mêmes menaces !
Je pars acheté le journal, la foule
est de nouveau là. Ne pouvant pas aller l’acheter à Paul, je prend ma
voiture et me rend dans un bureau de presse ou personne ne me
connaît.
Apres quelques kilomètres, j’entre
chez un buraliste ; celui ci me scrute du regard, je sent une
certaine agressivité dans sa voix lorsqu’il me demande ce que je veux.
C’est étrange, je ne l’ai pourtant jamais rencontré ; peut être a
t-il eu une mauvaise nouvelle, ou qu’il n’est pas aimable, sans importance
après tout, je ne suis pas venu faire la causette.
Je prend mon journal et remonte dans
la voiture ; je sorts de la ville mais la curiosité me fait arrêter
sur un parking afin de lire l’article me concernant.
Je tourne les pages et vois ma photo
avec comme titre :
« l’écœurante révélation ».
je comprends maintenant la réaction du buraliste, il m’avait reconnu.
J’étais le monstre du journal !
le journaliste avait relaté mot pour
mot ce que j’avais dis, cela doit être suffisamment horrible pour qu’il
n’ai rien à rajouter. Les commentaires qui suivaient sont sans équivoques,
ma déclaration a soulevé une vague de haine et de dégoût envers moi. Mais
n’est ce pas le but recherché ?
conférence et conséquences
Ils sont
là, piétinant tels des enfants le soir de noël. Les micros tendus, les yeux
exorbités ; si je ne leurs parle pas de suite, je me demande même s’ils ne
vont pas finir par avoir de la bave aux lèvres !
Aujourd’hui ils seront sans le savoir mes serviteurs.
Bonjour à tous, je vous ai fais venir car j’ai une chose importante à vous
dire.
Rodrigue m’a tout expliqué en détail, et j’en conclue qu’il n’est pas
entièrement responsable de ce qui c’est passé.
Je vais donc me rendre au procès en tant que témoin de la défense, et je
demanderais la clémence des jurés.
Un extra-terrestre débarquerait qu’ils n’auraient pas plus de réaction ;
ils restent bouche-bés, m’observent, attendent que je disent autre chose peut
être, mais non, j’ai tout dis en ces quelques mots, que veulent ils de
plus ?
Puis soudain, certains d’entre eux commencent à sortir de leur stupeur, des
cris d’indignations s’échappent !
Sans rien rajouter j’en profite pour m’éclipser, le but escompté est
atteint.
Je rentre m’enfermer chez moi avec ses horribles images qui défilent devant
moi. N’ayant plus rien à faire avant jeudi, je me replonge dans l’alcool, je ne
veux plus voir ces images, ni penser à ces visites interminables, je veux juste
dormir !
Apres quelques verres, je m’écroule dans le canapé jusqu’au matin. Le
téléphone me réveille, c’est Georges, mon beau-père.
*****
Georges : je vais être bref, si tu te rends au tribunal et que tu le
défends, je te jure sur la mémoire d’Anaïs que je te tue, fumier !
Franck : attendez Georges, je vais
*****
Il raccroche le téléphone sans même attendre la fin de ma phrase. Comme la
première fois le téléphone ne cesse de sonner, les mêmes insultes, les mêmes
menaces !
Je pars acheté le journal, la foule est de nouveau là. Ne pouvant pas aller
l’acheter à Paul, je prend ma voiture et me rend dans un bureau de presse ou
personne ne me connaît.
Apres quelques kilomètres, j’entre chez un buraliste ; celui ci me
scrute du regard, je sent une certaine agressivité dans sa voix lorsqu’il me
demande ce que je veux. C’est étrange, je ne l’ai pourtant jamais
rencontré ; peut être a t-il eu une mauvaise nouvelle, ou qu’il n’est pas
aimable, sans importance après tout, je ne suis pas venu faire la causette.
Je prend mon journal et remonte dans la voiture ; je sorts de la ville
mais la curiosité me fait arrêter sur un parking afin de lire l’article me
concernant.
Je tourne les pages et vois ma photo avec comme titre :
« l’écœurante révélation ». je comprends maintenant la réaction du
buraliste, il m’avait reconnu. J’étais le monstre du journal !
le journaliste avait relaté mot pour mot ce que j’avais
dis, cela doit être suffisamment horrible pour qu’il n’ai rien à rajouter. Les
commentaires qui suivaient sont sans équivoques, ma déclaration a soulevé une
vague de haine et de dégoût envers moi. Mais n’est ce pas le but
recherché ?