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L’ultime aveu Cet après midi, Je vais rencontrer
Rodrigue pour la troisième fois. Notre dernière rencontre était
insupportable, et je sais que celle ci va être insoutenable. Mais comment
l’éviter, je n’ai pas le choix, nos destins sont à tous jamais
liés.
Je préviens les journalistes de ma
visite à Rodrigue, et que j’aurais des révélations à faire à la sortie. Je
sentais ces suceurs de sang se languir au téléphone.
L’heure de la visite est proche, plus
que 50 minutes, mes mains commencent à trembler, ma gorge se noue de
nouveau, je me sent vide, sans force ; je dois me ressaisir, je
prends le petit foulard de soie émeraude d’Anaïs et le mets dans ma poche,
cela m’aidera peut être à tenir.
c’est celui qu’elle préférait, on
l’avait acheté pendant notre séjour en Normandie, à Honfleur ; je me
souviens encore de cette commerçante si gentille ; Anaïs lui avait
fait sortir tous ses foulards, elle avait bien mis trois quart d’heure
avant de se décider sur le vert, elle dit que cela lui rappellerait la
cote d’émeraude d’Étretat ; nous avions passé de formidables moments
pendant ses courtes vacances ; et se restaurant de fruit de mer,
qu’il était original, tout rond avec de grandes baies vitrées qui nous
laissait admirer le soleil se noyer dans la mer.
Plus que trente minutes, je sors de
la maison, plus de foule devant l’entrée ; ils ont trouvé une autre
raison de vivre, certainement plus actuelle qu’une vielle histoire de six
mois.
Sans importance, je vais les
réveiller cet après midi ! Me voilà devant la prison, les
journalistes sont déjà là, ils ne veulent pas manquer leur dose de
sensation.
Je passe devant eux, leurs dis que je
ne parlerais qu’après la visite et rentre dans la forteresse.
Cette fois ci après une fouille
sommaire, les matons me conduisent vers Rodrigue.
Il est déjà là, il me sourit, il a
l’air heureux de me voir, je lui rend son sourire et m’assieds en face, la
main dans la poche serrant le foulard d’Anaïs.
***** Franck :
bonjour Rodrigue, comment vas tu ? Rodrigue : bien
merci Franck, pourquoi n’est tu pas venu plus tôt ?
Franck :
j’étais parti quelques semaines en Normandie, je ne suis rentré que depuis
4 jours.
***** J’avais du laisser un peu de temps
depuis notre dernier entretien, cela avait été trop dur, et j’avais peur
de craquer en le revoyant ; mais cela, je ne peu pas le lui
dire !
***** Rodrigue : ok,
t’aurais pu m’envoyer une carte, enfin c’est pas grave.
Franck : oui en
effet, j’y penserai la prochaine fois. J’aimerais que l’on reprenne notre
conversation de l’autre fois. Rodrigue :
c’est pour cela que tu es revenu, pour savoir, et non pas pour me voir,
n’est ce pas ?
Franck : non,
je suis revenu pour t’aider, je te l’ai déjà dit, ton manque de confiance
en moi me déçois Rodrigue.
Rodrigue :
excuse moi Franck, mais c’est pas facile de garder les idées claires
ici.
Franck : je
comprends passons, maintenant je vais t’avouer la raison de ma présence.
J’ai demandé au journalistes de venir afin que je leurs dise certaines
choses.
Rodrigue : et
c’est quoi ? Franck : je ne
voulais pas t’en parler maintenant, mais suite à ce que tu m’as dis, il
est nécessaire que je te dévoile mon plan.
Rodrigue : vas
y je t’écoute. Franck : voilà,
je vais leur dire que tu m’a tout raconté en détail, et que j’en conclue
que tu n’est pas entièrement responsable de ce qui c’est passé, et que je
compte venir au procès en tant que témoin de la défense.
Voilà tu sais tout ! Rodrigue : tu
vas faire cela pour moi, après ce que j’ai fais à ta
femme ?
Franck : oui
Rodrigue, je t’ai dis que je te pardonnais, et c’est le meilleur moyen de
te le montrer. Par contre, j’ai besoin de savoir ce qui c’est réellement
passé.
***** Le regard de Rodrigue se rempli de
larmes, il baisse la tête, je sent chez lui de la reconnaissance et de
l’affection à mon égard ; j’ai gagné sa confiance, j’ai tout
simplement gagné !
***** Franck : vas y,
je t’écoute. Rodrigue : ben,
après l’avoir violé, je savais plus quoi faire d’elle, j’ai eu peur
qu’elle se rende à la police ; tu comprends j’avais déjà été en
prison pour viol et je ne voulais pas y retourner. Alors, j’ai regardé
autour de moi et j’ai vu un gros caillou, je l’ai saisi, je l’ai levé en
l’air, elle se mit à hurler, à me supplier, puis à crier ton nom pendant
que je la frappais avec cette pierre, puis plus rien, elle ne criait plus,
je me suis levé, j’ ai regardé une dernière fois son corps et je me suis
sauvé ; je ne te connaissais pas encore tu comprends, sinon je ne
l’airais pas tué, tu me crois hein Franck ?
***** Je veux lui répondre mais cela m’est
impossible, les sons ne peuvent sortir de ma bouche. Je visualise mon
Anaïs nue dans cet endroit désert entrain de se faire taper dessus à coups
de pierre, après avoir été violé ! le fait quelle ai prononcé mon nom
me tord de douleur et me renvoi à mes remords ; et cette phrase qui
me revient sans cesse :
« pourquoi ne suis je pas allé
la chercher à son travail » « pourquoi ne suis je pas allé
la chercher à son travail ». je suis perdu dans mes pensées
lorsque Rodrigue m’interpelle. ***** Rodrigue : ho
Franck, ca va ? ***** Je le regarde, muet, pétrifié, je ne
sais plus quoi dire ! Encore une fois la fin de la visite
vient à ma rescousse. ***** Franck : je
dois y aller Rodrigue, je reviens dans une semaine, et cette fois je
t’expliquerais ce que je compte dire au procès, et comment tu devras
réagir. A jeudi.
Rodrigue : ok
Franck et merci de ce que tu fais pour moi, tu sais, je t’apprécie
vraiment et je te considère comme mon ami.
***** Je m’éloigne en lui jetant un dernier
regard puis me dirige vers la sortie ou les journalistes
m’attendent.
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